Libraires, restons fidèles à Gérard Bourgadier

Christian Thorel revient dans ce texte sur la disparition récente de Gérard Bourgadier, éditeur et fondateur des éditions L’arpenteur.

Nous avions, depuis sept ans, perdu la trace de Gérard Bourgadier. Depuis son départ des éditions Gallimard, l’homme s’était éloigné du monde, dans la discrétion, dans le retrait. La mort l’aura pris, dans les jours où la Toussaint nous rappelle les disparus.

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La rentrée littéraire 2017

Un avant-goût de cette rentrée

Établir une sélection de romans pour la rentrée littéraire est une chose embarrassante. D’abord parce que, au moment où nous écrivons ce billet, nous sommes en août, et août ce n’est pas encore la rentrée. Ensuite parce qu’une sélection demande une méthode, des critères, des points objectifs, c’est-à-dire des choses qui grippent l’élan de la spontanéité. Lire la suite

Des livres et des savoirs

Des livres et des savoirs

Le numérique a profondément modifié le rapport au savoir. La tyrannie de l’individu contemporain exige de ce nouvel espace son immédiateté, une adaptation évidente au registre (le plus) commun de vocabulaire, et la plus grande des élasticités. Depuis l’immensité du brouillard des « données » et des informations, chacun attend sa réponse, son renseignement. Mais qu’en est-il de l’enseignement ? Mais qu’en est-il de notre propre désir de savoir ?

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EXPOSITION JÉRÔME DUBOIS – CITE VILLE –

Au Café Côté Cour de la librairie mercredi 11 mai 2016 à 18h : ouverture de l’exposition des planches dessinées de Jérôme Dubois «Cité-ville».

Samedi 14 mai à 15h : Rencontre-dédicace avec Jérôme Dubois autour de son dernier album Jimjilbang paru l’année dernière aux éditions Cornélius.

La rencontre est organisée dans le cadre du Festival Indélébile qui aura lieu les 13, 14 et 15 mai 30 rue des jumeaux aux ateliers IPN et TA.

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Cité-Ville

Divers lieux, diverses vues, diverses constructions. La Ville s’assemble comme elle se dessine, elle apparaît au travers des images qui la représentent. Cette exposition regroupe des planches et illustrations issues de projets divers mais se rapprochant par une conception idéalisée de l’espace urbain. Un espace où la logique et l’humain s’effacent devant la Ville sans limites, minérale et dévorante.

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Avec Serge Mestre

Avec Serge Mestre

Comment parler des livres que nous aimons, lorsqu’ils sont écrits par des personnes qui font partie de nos vies. Parmi les auteurs que j’aime, rares sont ceux, comme Serge Mestre, avec lesquels les moments de partage et d’amitié sont aussi anciens, et solides. C’est autour de la peinture et de la littérature que nous nous réunissions à Castres, dans les années de nos vingt ans. Entre 1970 et 1980, il était bon de renverser le chaudron des vieilles valeurs, la figuration en peinture et la fiction dans le roman. Les performances formelles, les objectifs politiques, étaient les obsessions de nos éveils à l’art et à la littérature.

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LA RECHERCHE DE SOI

« Écrire, c’était la seule chose qui peuplait ma vie et qui l’enchantait. Je l’ai fait. L’écriture ne m’a jamais quittée. » Marguerite Duras

 

Écrire sur soi et pour soi devient au XXe siècle – le siècle de Proust – un enjeu majeur de l’histoire littéraire, jusqu’à ce que l’on nommera l’autofiction. Petit parcours de quelques voix qui se cherchent et qui parfois arrivent à s’entrevoir dans les reflets de l’écriture.


 

Le bavard
Des Forêts, René-Louis, Gallimard, 1978

« Le Bavard, publié en 1946, remanié en 1963, pure contamination des mots les uns avec les autres, étend cette contagion avec une rage qui offre peu d’exemples à l’ensemble des protagonistes du drame, gagne à sa cause délétère les figures mêmes de l’auteur et du lecteur, provoquant de la sorte un rare et extraordinaire malaise. » Les éditions Gallimard.

« Publié au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Le Bavard de Louis-René des Forêt interroge le pouvoir de la parole. Cette œuvre singulière, resté confidentielle à sa parution, est devenue dans les années 1960 un livre de référence pour toute une génération. » Lire la suite de la critique d’Amaury Nauroy.

ÉCOUTER LA LECTURE DE NATHALIE VINOT

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La pluie et le sang

Une bonne lecture de plus pour la nouvelle collection du Bélial, et une lecture tout à fait différente du Vernor Vinge et du Paul McAuley (ne me reste plus que celui de Nancy Kress).
L’ambiance est lourde dans cette novella de Thomas Day, comme elle l’était déjà dans d’autres de ses écrits (on pense à Women in chains, ActuSF). L’atmosphère moite et étouffante de Bangkok pèse autant sur ses habitants que sur le lecteur, elle transpire et imprègne l’histoire. Nous sommes lancés en compagnie d’un policier sur les traces de Dragon, tueur impitoyable de proxénètes et de pédophiles. Cette traque soulève plusieurs questions : l’attitude des autorités vis à vis de la prostitution d’enfants et donc face à notre tueur, notre rapport à la sexualité par l’intermédiaire du policier qui recherche vainement l’incarnation parfaite de son fantasme le plus fou et ; interrogation inévitable, Dragon est-il un héros ou un salaud ?
C’est un texte fort, qui nous met un gnon en pleine tronche de par le sujet mais aussi de par l’écriture crue qui ne nous épargne rien.

DragonDragon, de Thomas Day

Le Bélial – 2016

Hommage à Claire Franek

Nous avons appris avec stupeur et tristesse la semaine dernière le décès de Claire Franek, auteure et illustratrice,  par un communiqué des Éditions Thierry Magnier et les Éditions du Rouergue, dont nous reprenons ici la plus grande part .

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Les réveils créatifs à Ombres Blanches – avec Manu Galure

Les réveils créatifs : une fois par mois à Toulouse, dans un lieu public du centre ville, et autour d’un petit déjeuner offert, les Réveil Créatif sont de courtes présentations (20 minutes) suivies d’un échange autour d’une personnalité au profil créatif, charismatique et enthousiaste.
Les conférences sont filmées et mises à disposition sur le web.
Inspirées des Creative Mornings, ces conférences donnent la parole aux créatifs locaux (édition, illustration, design, web, animation, art, impression, musique, marketing, enseignement…). C’est de 8h30 à 10h la possibilité d’une découverte et de rencontres.

Après la venue de Stéphanie Ailloud, Ombres blanches a accueilli le rendez-vous du mois de janvier avec Manu Galure, auteur, compositeur, interprète. (http://www.manugalure.com/)

« Mon écriture, c’est du labeur (dans les épinards) et de la technique. Le talent ne s’invente pas, il se cultive. »

Voir la vidéo et les photos de la rencontre sur le site des réveils créatifs. 

« Mourir et puis sauter sur son cheval » – David Bosc – Éditions Verdier

Dans une note à son livre, David Bosc écrit : « Cette histoire de Sonia est née d’un passage des carnets du poète Georges Henein : « S.A s’est suicidée au mois de septembre, a Londres, en se jetant dévêtue d’un troisième étage.»

Sonia A. est espagnole, elle vit à Londres. Mourir et puis sauter sur son cheval porte sa voix :

« Chevaux de fiacre portant œillères, chevaux de force aux yeux bandés et dont les naseaux s’ouvrent tant et plus au-devant de la route, comme à vouloir humer la lumière et les formes. Londres est aux chevaux, qui tolèrent sous leur ventrière l’existence des chiens, des chats, des rats, la course des uns derrière les autres, la drouille pour la pitance et les jeux du flair, les chiens, les chats, les rats, ces petits animaux qui, à la différence des bêtes de somme, s’accouplent sans assistance ni autorisation. » p.37

Dans Mourir et puis sauter sur son cheval, vers libre d’Ossip Mandelstam, la vie et la mort se croisent et se courent après. La phrase de David Bosc projette dans son élan des images puissantes, mouvantes et libres et l’histoire défile, elle aussi, entièrement libre et fulgurante, sur les pas de Sonia A. Lire la suite