Exposition Shirley Herment

Au café coté cour de la librairie jusqu’au 28 janvier 2017 Exposition « Structure et conjecture », photographies de Shirley Herment

 

Rencontre-café avec la photographe vendredi 13 janvier à 18h

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Nos conseils de Noël: petits prix

Nos conseils de Noël: à petits prix !

Pour trouver des petits prix nous sommes allés fouiller pour vous dans les rayons d’Ombres Blanches. Parce que c’est avant tout le geste qui compte, et qu’un livre, quelque soit son prix, fait toujours plaisir ! Ici on vous propose des bonnes idées qui ne vont pas vous ruiner. Des pépites que vous serez content d’avoir enfin trouvés !

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Didier Goupil / Traverser la Seine / Éditions Le Serpent à Plumes

Didier Goupil est un artiste de la dissimulation. Il est où on ne l’attend pas. Son souci pourrait être de lâcher son lecteur dans le trouble des illusions. Journal d’un caméléon, Les tiroirs des Visconti, ou même Femme du monde, autant de titres où l’on devine le goût de mettre en jeu l’artifice, de le dénoncer, celui de donner à voir derrière le monde des apparences.

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Ben Lerner, 10 : 04, Éditions de l’Olivier

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Ce roman, 10:04, ne serait qu’une fiction si l’auteur, Ben Lerner, ne ressemblait pas de très prés à son personnage. Ce livre met en scène un certain Ben, vivant à Brooklyn, qui a écrit un premier roman remarqué et qui s’inquiète de l’écriture du second. Précisons tout de suite que ce roman trouve son origine dans une nouvelle que notre personnage-narrateur a publié dans le New Yorker. De l’autofiction (l’auteur absorbé par son roman) à un roman purement fictif (à priori cette nouvelle est une fiction), Ben Lerner mène un jeu serré entre écriture du réel et illusion romanesque. Le narrateur nous raconte de multiples histoires mais derrière ces aventures se cache l’interrogation, et même l’angoisse, de l’écrivain contemporain d’appréhender le réel avec un regard neuf. En effet, la progression de ce roman se détourne et se fractionne en récits successifs, réels ou fictifs en faisant référence (surtout dans les 30 premières pages) au film Retour vers le futur (10:04 est l’heure à laquelle la foudre frappe l’horloge du tribunal qui permet à Marty de rentrer en 1985). Lire la suite

Philippe Forest, Crue, éditions Gallimard

«Savais-je bien ce qui m’avait conduit dans le quartier étrange ou j’avais élu domicile ? À quel appel j’avais inconsciemment répondu lorsque je m’y étais installé ? De mon propre aveu, l’endroit ou nous nous trouvions avait donné un tour nouveau à ma vie.»

Je commence par cette citation prise à la page 160 du nouveau roman de Philippe Forest. J’aurais pu en choisir une autre tant j’ai surligné de passage de ce livre. Celui-ci me permet de préciser le décor et l’idée du retour, du revenant.

@Alexandra Catière

@Alexandra Catière

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LES AMÉRIQUES : New York

Photographie Takayuki Ogawa, 1967

Photographie: Takayuki Ogawa, 1967

New York on le sait n’est pas vraiment représentatif des États-Unis, c’est une ville surdimensionnée et excessive. Les gratte ciels font tourner les têtes et le gigantisme est le mètre étalon. Mais elle est aussi cette grande ville tentaculaire et monstrueuse où le danger est toujours présent. Bref, NY est un des grands mythes urbains de notre monde contemporain, une ville idéalisée.

Toutefois dans l’imaginaire collectif, la grande pomme comme on l’appelle représente ce que l’Amérique a de mieux à donner. Une projection magnifiée tout autant que fantasmé d’une Amérique triomphante.

Cette courte sélection de lectures n’est qu’un choix parmi d’autres, ils sont une foule à avoir écrit sur  cette ville.

Toutefois, ces choix veulent montrer comment les romanciers, par le biais de la fiction et dans leur pluralité, appréhendent l’espace démesuré de New York. 


Cosmopolis
Don Delillo, J’ai Lu, 2006

Avril 2000. Eric Packer, golden boy comblé qui dirige une influente société de courtage, traverse New York dans sa limousine. Il pose sur le monde qui l’entoure un regard désenchanté, tout en parcourant la ville que paralysent progressivement une série de manifestations collectives. Dans cette atmosphère d’apocalypse, reviennent le hanter des souvenirs qui le conduisent à reconsidérer son existence et à s’interroger sur la personne qu’il est désormais.

Mais il est trop tard : l’homme postmoderne qui voulait se suffire à lui-même n’a plus accès à la réalité qui le frappe alors de plein fouet.

Traduit de l’anglais par Marianne Véron

ÉCOUTER LA LECTURE DE NATHALIE VINOT

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EXPOSITION JÉRÔME DUBOIS – CITE VILLE –

Au Café Côté Cour de la librairie mercredi 11 mai 2016 à 18h : ouverture de l’exposition des planches dessinées de Jérôme Dubois «Cité-ville».

Samedi 14 mai à 15h : Rencontre-dédicace avec Jérôme Dubois autour de son dernier album Jimjilbang paru l’année dernière aux éditions Cornélius.

La rencontre est organisée dans le cadre du Festival Indélébile qui aura lieu les 13, 14 et 15 mai 30 rue des jumeaux aux ateliers IPN et TA.

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Cité-Ville

Divers lieux, diverses vues, diverses constructions. La Ville s’assemble comme elle se dessine, elle apparaît au travers des images qui la représentent. Cette exposition regroupe des planches et illustrations issues de projets divers mais se rapprochant par une conception idéalisée de l’espace urbain. Un espace où la logique et l’humain s’effacent devant la Ville sans limites, minérale et dévorante.

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Le numérique peut-il sauver la culture de l’écrit ?

C’est le titre qui a été donné par l’organisation de la manifestation Futurapolis (Le Point) à l’un de ses derniers ateliers, le jour même (samedi 13 avril) où la plus ancienne enseigne de la ville, la librairie Privat, a annoncé sa probable fermeture !

Futurapolis a choisi pour thème la ville de demain. A cet effet, la manifestation aura concentré ses très nombreux intervenants entre l’aéroport, la gare et le centre de congrès. Les congrès sont toujours l’occasion de retrouver l’atmosphère de Playtime, le film prophétique de Jacques Tati ; l’hygiénisme qui y est exhibé, à travers le regard sur une modernité technologique naissante, trouve souvent dans ces manifestations, entre le verre et l’acier, son écho le plus vif. L’image de la ville est enfin débarrassé de son désordre, de ses miasmes, des strates de sa mémoire. Armé de son badge de congressiste, on peut ainsi ne pas pénétrer dans la jungle urbaine, si dangereuse, si « matérielle ». Lire la suite