Pierre Lepape est un homme rare. Il est probable que, dans les années qui viennent, cette rareté ne devienne plus rare encore. Pourquoi et comment qualilfier ainsi un homme qui aura, simplement, transformé sa vie de lecteur en producteur d’articles de presse à partir des lectures qu’il a, chaque jour, patiemment et âprement collationnées. Pierre Lepape est un critique littéraire, un vrai critique littéraire. Il n’en existe que si peu. Du moins lui aussi le déplorait-il dans son intervention à Sciences Po 2006 . Lire la Suite…
Le mardi 18 octobre à 18h dans notre nouveau café littéraire, Côté Cour, se réunissait pour la première fois le club de lecture de la librairie.
Animé par les libraires, le club a pour vocation de réunir les lecteurs qui souhaitent partager leur goût de lire à travers une sélection d’ouvrages proposée par les libraires.
Nous avons eu le plaisir de voir que de nombreux lecteurs étaient au rendez-vous ! Nous avons d’ailleurs, décidé de faire deux groupes afin de préserver la discussion -qui à plus de trente se révèle parfois difficile. Pour l’instant, les inscriptions sont closes mais n’hésitez pas à me contacter au café littéraire, je vous tiendrais informé des éventuelles places disponibles !
Les deux livres proposés par Nicolas Vivès, libraire spécialisé en littérature sont :
celui de Diane Meur, Les villes de la plaine, (Sabine Wespieser, 2011)
-que nous avons accueilli pour la présentation de ce dernier vendredi 28 octobre-
et celui de Leonard Michaels, Le club, (Christian Bourgois, 2010 et Points, 2011.)
Les réunions de décembre seront animées par Aliénor Mauvignier, libraire spécialisée en littérature.
Retrouvez très prochainement les échos de notre club de lecture, les livres discutés et à discuter, les coups de cœur des lecteurs…
Au plaisir de partager ces lectures avec tous !
« L’après-vous c’est pour quand d’après-vous ? » (Raymond Devos)
Il est des fois où le hasard fait bien les choses. Il est donc heureux que paraissent en poche, et en même temps, les textes de Bernhard et de Coetzee, Mes prix littéraires et L’été de la vie. L’un publié en 2009 à titre posthume (Bernard meurt en 1989 à Gmunden). L’autre publié à titre faussement posthume en 2010 (Coetzee est né en 1940 au Cap). Cela tombe d’autant plus à point que nous entrons maintenant dans la sacro-sainte saison des prix littéraires. Et nos deux auteurs ne manquent pas de décorations ! Lire la Suite…
Erwin a dix sept ans. Au sortir de la guerre, il se retrouve en Italie après des mois d’errance à travers l’Europe au cœur d’un groupe de réfugiés apatrides. Enrôlé avec d’autres jeunes gens par Efraim – représentant de l’agence juive – pour devenir un pionnier du futur état israélien, il entame sur ces plages napolitaines un long et difficile entrainement. Le changement de vie passe par le corps (l’entrainement physique dans le camp est quasi militaire) mais aussi par l’apprentissage de l’hébreu, et demande donc l’abandon de tout ce qui fut “la vie d’avant”.
Voici la première très grande surprise littéraire de l’année 2011, le roman auquel on ne s’attend pas, celui qui soudain nous happe pour nous entraîner dans son délire.
Ward est incontestablement un roman, même s’il semble constamment échapper aux codes et aux normes du genre. C’en est un parce qu’il prend au pied de la lettre l’essence même du mot fiction. C’en est un parce qu’il est complètement et avant tout un objet fictionnel. Lire la Suite…
Certains endroits sont irréductibles à leur propre cliché. Si l’on me parle du Japon, je pense à Ozu, à Mizoguchi, au zen, aux érables en fleurs, aux Geishas et au Mont Fuji…
Pourtant toutes ces magnifiques images que l’on trouve dans les livres deviennent, pour ma part, classiques. Les décors reviennent sans cesse et finalement lassent l’imagination.
Kyoto limited express inclut ce cliché, mais le dépasse. Lire la Suite…
Sous la couverture bleu ciel et blanc, enveloppant l’image en noir et blanc dans le carré central, paraissait en 1982 dans la collection Textes/Flammarion, sous la houlette de Bernard Noël et dans un format moins fréquent qu’à l’ordinaire le premier “roman” de Jacques Abeille, Les Jardins statuaires.
Pour un jeune libraire à peine sorti des années 70, accroché aux découvertes littéraires formelles, avide de surprises et d’étonnements, Textes/Flammarion est un lieu qui concilie la ferveur pour la création et les engagements poétiques. Lire la Suite…