Faisant suite au Koala tueur et à la Vengeance du wombat, les éditions Autrement nous livrent en ce début d’année le dernier opus de Kenneth Cook, L’ivresse du kangourou.
Digne d’un Buster Keaton, l’auteur nous convie, de péripéties en péripéties, à découvrir ses compatriotes humains et animaliers australiens. Partant du principe qu’une idée reçue est rarement vraie, il s’évertue à nous montrer, entre autres, qu’un koala n’est pas toujours un gentil animal ou qu’il ne fait pas bon se trouver dans les parages d’un kangourou avec une gueule de bois.
“Le problème avec l’outback, c’est que vous avez beau prendre des précautions et soigneusement éviter tout danger potentiel, il reste toujours une chose que vous avez oubliée ou à laquelle vous n’auriez jamais pensé :celle qui va surgir et vous terrasser.”
C’est un régal de lire ces histoires tout à la fois burlesques et abracadabrantesques. Une simple balade sur la plage avec un chien ou la présence d’inoffensifs lézards à bord d’un avion : Tout devient épique avec Kenneth Cook. On a souvent du mal à croire à ses tribulations tellement les situations sont cocasses mais on ne peut s’empêcher de rire devant l’effort surhumain que le narrateur déploie afin de se sortir de ces mêmes situations.
L’ivresse du kangourou- Kenneth Cook – éditions Autrement,2012 – 17€
Le mardi 18 octobre à 18h dans notre nouveau café littéraire, Côté Cour, se réunissait pour la première fois le club de lecture de la librairie.
Animé par les libraires, le club a pour vocation de réunir les lecteurs qui souhaitent partager leur goût de lire à travers une sélection d’ouvrages proposée par les libraires.
Nous avons eu le plaisir de voir que de nombreux lecteurs étaient au rendez-vous ! Nous avons d’ailleurs, décidé de faire deux groupes afin de préserver la discussion -qui à plus de trente se révèle parfois difficile. Pour l’instant, les inscriptions sont closes mais n’hésitez pas à me contacter au café littéraire, je vous tiendrais informé des éventuelles places disponibles !
Les deux livres proposés par Nicolas Vivès, libraire spécialisé en littérature sont :
celui de Diane Meur, Les villes de la plaine, (Sabine Wespieser, 2011)
-que nous avons accueilli pour la présentation de ce dernier vendredi 28 octobre-
et celui de Leonard Michaels, Le club, (Christian Bourgois, 2010 et Points, 2011.)
Les réunions de décembre seront animées par Aliénor Mauvignier, libraire spécialisée en littérature.
Retrouvez très prochainement les échos de notre club de lecture, les livres discutés et à discuter, les coups de cœur des lecteurs…
Au plaisir de partager ces lectures avec tous !
La répétition d’Eleanor Catton, éditions Denoël (traduit du néo-zélandais par Erika Abrams) et Clèves de Marie Darrieussecq, éditions POL.
Ces deux romans, parus en cette rentrée littéraire, abordent la question de la sexualité des adolescents, ou, plus précisément, des adolescentes. La naissance et la découverte du trouble, les questions (pratiques ou existentielles), le passage à l’acte, les rôles conscient et inconscient joués par les adultes dans cet apprentissage. Si les deux romancières traitent toutes ces dimensions, chacune le fait à sa manière (très factuel chez Darrieussecq, proche d’un journal intime ; plus troublant chez Catton, dans une narration oscillant sans cesse entre la réalité et le fantasme).
« L’après-vous c’est pour quand d’après-vous ? » (Raymond Devos)
Il est des fois où le hasard fait bien les choses. Il est donc heureux que paraissent en poche, et en même temps, les textes de Bernhard et de Coetzee, Mes prix littéraires et L’été de la vie. L’un publié en 2009 à titre posthume (Bernard meurt en 1989 à Gmunden). L’autre publié à titre faussement posthume en 2010 (Coetzee est né en 1940 au Cap). Cela tombe d’autant plus à point que nous entrons maintenant dans la sacro-sainte saison des prix littéraires. Et nos deux auteurs ne manquent pas de décorations ! Lire la Suite…
A rebours du désenchantement actuel, Elizabeth von Arnim nous offre avec son Avril enchanté, publié en 1922, un roman solaire débordant d’une joie de vivre communicative, alors même que les années folles faisaient swinguer les flappers dans les bars enfumés des capitales européennes.
Mrs Wilkins, jeune femme réservée, aspire à une vie moins effacée, à une existence plus proche de sa sensibilité et non circonscrite par des représentations sociales qui l’étouffent. Elle décide donc de fuir le printemps pluvieux britannique et répond à une petite annonce du Times proposant un château à louer pour le mois d’avril sur la Riviera italienne. La dévote et philanthrope Mrs Arbuthnot la suit, abandonnant son mari qui préfère composer des histoires polissonnes plutôt que de la choyer. A la barbe et au nez de leurs maris, les deux comparses trouvent deux autres partenaires pour partager les frais du séjour. L’acariâtre Mrs Fisher, l’enquiquineuse vecchia qui vit dans le passé regretté d’une ère victorienne flamboyante, et la délicieuse et magnifique Lady Caroline Dester, célibataire oisive, surnommée « la breloque », qui désire fuir de trop nombreux et trop pressants soupirants. Lire la Suite…
Arnljotur, jeune homme d’une vingtaine d’années, part de chez lui pour aller travailler à la reconstruction du jardin d’un monastère, jardin laissé à l’abandon depuis plusieurs années alors qu’il abritait la plus belle roseraie du monde. Notre personnage emporte avec lui quelques plants de Rosa Candida, espèce rarissime de roses cultivée avec soin dans la serre familiale par sa mère. C’est elle qui lui a transmis sa passion de l’horticulture, avant de mourir quelque temps avant le départ d’Arnljotur pour le continent. Le jeune homme part seul, laissant sa toute petite fille avec Anna, jeune femme qu’il n’a connue qu’une nuit et qui est tombée enceinte à la suite de cette brève rencontre. Lire la Suite…
« Ils étaient jeunes, instruits, tous les deux vierges avant leur nuit de noces, et ils vivaient en des temps où parler de ses problèmes sexuels était manifestement impossible [...] ». Ce court roman, de moins de 160 pages, commence avec cette phrase qui, en dépit de son apparente banalité, suscite immédiatement la curiosité du lecteur. Nous plongeons alors dans l’Angleterre du début des années 60 pour rencontrer ces deux jeunes gens : Edward et Florence. Tous deux viennent de se marier et se retrouvent dans un hôtel au bord de la Manche pour célébrer leur lune de miel. Le couple se connaît depuis plus d’un an et ne semble pourtant pas totalement à son aise. Nous apprenons à les connaître grâce à des analepses au fil desquelles nous assistons à leur rencontre, à leurs premières sorties. L’auteur profite également de ces retours en arrière pour dépeindre leur cercle familial et nous faire partager leur vision de la vie à travers leurs pensées les plus profondes et les plus intimes. Lire la Suite…