Antoine Volodine par la critique

Vendredi dernier, 31 octobre, dans le cadre du Marathon d’automne consacré aux 40 ans de la collection Fiction et Cie (Le Seuil), nous avons reçu, entre autres auteurs de la collection, Antoine Volodine. Pour les libraires d’Ombres blanches, et depuis plus de vingt ans (Lisbonne, dernière marge aux Éditions de Minuit, en 1990)  chaque publication nouvelle de Volodine est un évènement. La lecture de Terminus radieux a marqué notre été romanesque, et la rentrée littéraire. Les jurés du Médicis ont dû être aussi impressionnés, puisqu’ils viennent de lui décerner le Prix du Roman français 2014.

 

Du 24 au 26 octobre, Antoine Volodine était l’un des invités du Banquet d’automne à Lagrasse, parmi une assemblée d’écrivains réunis pour discuter de la  « Fabrique du Roman ». Lors de cette session, ils ont pu rencontrer des étudiants du Master Métiers de l’écriture (Université de Toulouse- Le Mirail). Trois d’entre eux ont conduit la rencontre avec le romancier. L’un des trois, Solon Rocaboy, a préféré passer par l’écriture pour présenter le travail de l’écrivain, et son Terminus radieux.
A l’initiative d’Antoine Volodine, il nous a confié ce texte, que nous vous donnons aujourd’hui à lire. Lire la suite

Festival Partances : Image, Voyage, Aventure du vendredi 28 au dimanche 30 mars 2014 / North of the sun

On dit souvent que le hasard fait bien les choses. Et bien en voici la preuve.

De manière tout à fait inopinée, j’ai appris  il y a quelques jours qu’un festival de films de Voyage allait se dérouler fin mars à Saint-Orens, près de Toulouse :  le festival Partances.

Quelle ne fût pas ma surprise de découvrir, en jetant un coup d’œil sur le programme, qu’un des films qui serait présenté n’était autre que le documentaire que j’avais vu cet été lors de mon séjour en Norvège, « Nordfor Sola  » (North of the sun). Lire la suite

Quand le cinéma influence la vie !

Il y a quelques semaines, la sandwicherie située près de chez moi a décidé de repeindre sa devanture : en vert.
J’ai, subitement, eu un haut-le-cœur lorsque je m’en suis aperçue et n’avais plus du tout envie d’ y aller. Je me suis demandée pourquoi et là j’ai eu un flash. Je me suis souvenue de Jacques Tati dans « Playtime ».

A un moment donné dans le film, c’est le petit matin et Jacques Tati se retrouve devant la devanture d’une épicerie. Des petits gâteaux sont en présentation dans des coupelles.  Quelques personnes sont là. Lire la suite

« La ruée vers l’art » au cinéma, ou des autoroutes, des péages, des limousines.

Dans Ma philosophie de A à B (1975), Andy Warhol jetait les bases de fondations qui se révèlent effectives quelques décennies plus tard : 

« L’art des affaires est l’étape qui succède à l’Art. J’ai commencé comme artiste commercial et je veux finir comme artiste d’affaires. Je voulais être un business man de l’art ou artiste des affaires. Faire de bonnes affaires, c’est l’art le plus fascinant. »

Doha, Shanghaï, Hong Kong, Singapour, Miami, Bâle, Venise, Paris, voilà les étapes de leur tour du monde, ils sont tous là, toujours, la grande figure du Même, les méga-collectionneurs-mécènes, les Médicis, Este, les Sforza de notre époque. Lire la suite

Ma petite histoire d’une chanson

Ce matin, alors que je buvais mon café en terrasse et que le soleil commençait à se cacher et qu’une pluie fine s’annonçait, j’ai pressé sur le bouton lecture aléatoire de mon baladeur musical…
Et hasard de la programmation (oui, parce qu’il y a quand même quelques dizaines d’heures de chansons sur ces choses-là), des violons entament une intro que j’avais rarement entendue ces derniers temps et que j’adore…c’est LA chanson que je chantonne assez régulièrement sous la douche… Lire la suite

Les rencontres d’Arles Episode 1

LES RENCONTRES PHOTOGRAPHIQUES D’ARLES ÉPISODE 1

Photographie et méditation

La proposition de l’édition 2012, alors dédiée à l’école française et à l’ENSP n’était pas convaincante et le bilan avait d’ailleurs été très contesté. Elle venait révéler, au-delà des dissensions internes et institutionnelles (à suivre notamment le grand projet de la mécène Maja Hoffmann), des clivages dans la vision de la programmation. Le journal de la photographie n’avait pas hésité à titrer « Arles 2012 un festival raté, et d’ajouter Le festival va mal, il s’use. Il est à un tournant. Il doit renaître« . Alors cette année 2013 ? Ronron ou renouveau ? Face à l’essor du tout numérique et de la couleur, la 44ème édition des Rencontres se consacre à la thématique du noir et blanc pour mieux explorer notre regard sur la photographie. Un joli contre-pied à toutes les critiques portées l’année précédente et une occasion d’affirmer cette fois radicalement une vision : tout à la fois nostalgique et très contemporaine. Lire la suite

Communiqué du Théâtre Garonne

 » Toulouse, le 27 octobre 2011

Le théâtre Garonne
, comme d’autres théâtres en France, subit depuis plusieurs semaines des pressions et des menaces visant à annuler les représentations du spectacle de Rodrigo Garcia, Gόlgota Picnic. Ce spectacle a été présenté pendant cinq semaines au Centre Dramatique National de Madrid, puis dans plusieurs villes européennes, sans aucun incident. Une autre oeuvre est visée par cette campagne : Sur le concept du visage du fils de Dieu, de Romeo Castellucci, présentée ces jours-ci au Théâtre de la Ville à Paris qui subit des attaques sans précédent.

Ce mouvement est initié notamment par l’Institut Civitas qui se définit comme un « mouvement politique inspiré par le droit naturel et la doctrine sociale de l’Église et regroupant des laïcs catholiques engagés dans l’instauration de la Royauté sociale du Christ sur les nations et les peuples ». L’Institut Civitas accuse – sans fondement – Gόlgota Picnic d’offenser la figure du Christ et la religion catholique, qualifiant le spectacle de « blasphématoire ». Ce faisant, il dénie le droit inaliénable à la liberté d’expression qui s’inscrit dans le cadre de la loi.

La violence et la haine déclenchées, au-delà de l’inquiétude légitime qu’elles suscitent, appellent en retour une responsabilité citoyenne. Le théâtre Garonne, solidaire des théâtres visés, revendique par ailleurs pleinement les raisons artistiques qui l’ont amené à programmer le spectacle de Rodrigo Garcia, qui sera montré à Toulouse aux dates prévues.

Jacky Ohayon et l’équipe du Théâtre Garonne »

La librairie soutient cet appel à la responsabilité citoyenne et dénonce ce fanatisme religieux dont sont victimes ces théâtres, et donc la liberté de création et d’expression.

 

Soutien au Théâtre Garonne

La librairie est heureuse d’accueillir à nouveau Pascal Quignard, en partenariat avec le Théâtre Garonne, ce dernier faisant l’objet de menaces sur le spectacle de Rodrigo Garcia, ce qui n’est pas sans rappeler des attaques similaires.

Petit rappel des faits : en 2007, La nuit sexuelle de Pascal Quignard servait de thème au Banquet de Lagrasse ; dans la nuit de 8 au 9 août la librairie du banquet était saccagée et les livres recouverts d’huile de vidange. Cette attaque à caractère fasciste avait détruit plus de 5000 ouvrages, et faisait suite à de virulentes critiques parues dans la presse et les blogs d’extrêm-droite, mais aussi dans le Figaro.

Aujourd’hui la même droite dite populaire et la même extrême-droite liée aux mouvements catholiques fanatiques s’attaquent à deux créations théâtrales : Gólgota Picnic de Rodrigo Garcia à Toulouse et Sur le concept du visage du fils de Dieu de Romeo Castellucci à Paris.

La librairie s’associe aux condamnations, fermes et sans ambigüité de ces menaces, publiées sur les sites du Théâtre Garonne et du Théâtre de la Ville de Paris et vous invite à rejoindre le texte de soutien: Le théâtre contre le fanatisme.

L’équipe d’Ombres Blanches