Le Mahabharata, plus grand poème jamais composé par l’homme

C’est vraisemblablement le plus grand poème jamais composé (il compte environ 200 000 vers, l’édition critique de Pune comprend 13 000 pages réparties en 19 livres). La date de rédaction est incertaine, entre le IVe siècle avant notre ère et le IVe siècle après. Comme pour l’Iliade et l’Odyssée, l’existence de son auteur supposé, ici le légendaire Vyasa, le « compilateur », est sujette à controverse : n’a-t-il pas fallu des générations et des générations de rhapsodes et d’ingénieux poètes ou bien des réunions concertées d’astucieux brahmanes pour faire naître une telle épopée ? Mais comme Homère, la cohérence de l’architecture d’ensemble, l’empreinte très caractéristique d’une langue et d’un certain regard porté sur les choses, peuvent plaider en faveur d’un seul individu à l’origine de l’œuvre.

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Interruption. Interdiction. Censure.

Le débat programmé le 16 mai avec Daniel Welzer-Lang autour de son livre Les nouvelles hétérosexualités n’a pas pu se tenir. Une manifestation intempestive depuis la salle de rencontres en a empêché le déroulement. Ce texte fait suite à cette action, et interroge les conditions qui permettront à la librairie de maintenir la liberté d’expression, qui préside depuis quarante ans à ses rencontres.

Nous répondons à notre façon à ces questions depuis quarante ans au moins, avec plus ou moins de certitudes, plus ou moins de réussite. Même si trop souvent dans l’approximation, nous gardons l’ambition de faire se croiser des regards et des langues, de susciter la possibilité d’une évidente spontanéité. Il y a en effet, dans les rencontres que nous proposons, dans leur forme une certaine légèreté, dans leur enjeu une possible insouciance (qui ne signifie en rien une désinvolture). La non-officialité du cadre de nos soirées, leur absence de portée institutionnelle, leur cordialité, la présence de publics attentifs, permettent dans les cas les plus fréquents une sorte de plasticité, où l’imprévu reste à la hauteur d’un enjeu simple, la rencontre entre un ou deux êtres exprimant un travail, des convictions, des intuitions, et un ensemble plus ou moins hétérogène d’auditrices et auditeurs curieux de découvrir ou de confirmer une parole, un écrit, et d’entendre une ou plusieurs voix.

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Exposition Tight

Exposition au café Côté Cour
Du 5 Juin au 13 Juillet
«Images d’édition», gouaches originales par Tight
Vernissage Mercredi 6 Juin à 18h

travail de gouaches de l'artiste Tight

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Après avoir exercé en agence le métier d’infographiste spécialisé en représentation
architecturale, je mène depuis 2015 une activité d’illustration de commande sous le
pseudonyme de Tight. Pour cette facette de mon travail je laisse l’ordinateur de côté pour utiliser le crayon, le papier, et surtout la gouache.

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Exposition Sismikazot

Exposition Sismikazot

La vie va vite en vrai

Du 4  mai au 31 mai au café Côté Cour

Rencontre le jeudi 3 mai à 17h30, et vernissage à 19h.

 

«LA VIE VA VITE EN VRAI est un projet qui a vu le jour fin 2015. En résumé, cette aventure part d’une pratique propre au graffiti : le flop. Le flop est un graff composé de lettres arrondies, rapide à réaliser, généralement en 2 couleurs. Nos peintures sont réalisées dans des lieux abandonnés, que nous affectionnons particulièrement, couplées à une recherche graphique, photographique et colorimétrique.

Depuis nos débuts en 2007, le flop est une pratique que nous avons toujours travaillée, au même rythme que notre approche artistique en atelier et en fresques murales. C’est un tout que nous abordons avec la même sensibilité, les mêmes doutes et ce besoin constant de découverte de l’inconnu

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Pour Geneviève Brisac

Des livres, Geneviève Brisac en écrit, elle en a publié beaucoup, et elle en parle avec passion et connaissance ; son œuvre comme ses propos critiques explorent l’intime et les minuscules mouvements du monde .

J’ai rencontré Geneviève Brisac, voici pas mal d’années, dans le cadre de mon travail au rayon jeunesse de cette librairie : elle était alors l’éditrice des romans à l’École des loisirs (collections Mouche, Neuf et Médium). J’admirais la construction de son catalogue et aussi celui qu’elle avait créé précédemment pour la collection Page Blanche chez Gallimard jeunesse. J’attendais toujours avec impatience les nouveautés des auteurs qu’elle a découverts et fait connaître : Agnès Desarthe, Susie Morgenstern, Valérie Zenatti, Malika Ferdjoukh, Christophe Honoré, Olivier Adam… parmi tant d’autres (pardon pour tous ces noms que je ne peux citer in-extenso et qui nous ont régalés pendant plusieurs décennies …). Elle nous a également conduit à Aaron Appelfeld, comment pourrais-je ne pas le rappeler !

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Veille critique, censure, interdiction, autocensure ?

La littérature pour la jeunesse en France est depuis un bon demi-siècle (et reste) un domaine inventif, créatif, joyeux, ouvert sur le monde qui nous entoure et le questionnant sans cesse. Du moins une grande partie des éditrices et éditeurs s’efforce-t-elle de proposer des livres de cette sorte, de nature à permettre aux enfants et à ceux qui les accompagnent de se nourrir de toute la création mise à leur disposition. L’illustration, le texte, la documentation, la poésie, le théâtre se présentent sous des formes sans cesse renouvelées et propres à susciter l’éveil. Parfois à susciter le débat ou la critique et c’est bien normal !

Mais pourquoi aujourd’hui, ai-je le sentiment désagréable et inquiet que les livres pour enfants sont à nouveau l’objet de regards suspicieux, moralisateurs, et de volonté indéniable de censure ?

Illustration d’Anne Guillard

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Exposition Karine Bernadou

Karine Bernadou

Exposition de planches originales du roman graphique Azolla

du 11 avril au 3 mai au café Côté Cour, dans le cadre du festival Indélébile

Karine Bernadou est née en 1981. Elle est scénariste de bandes dessinées, autrice de bd et illustratrice. En 2006, elle a remporté le prix des jeunes talents au festival d’Angoulême.
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Un spectacle de Romeo Castellucci une nouvelle fois contesté

Les 10 et 11 avril dernier, au théâtre des Quinconces au Mans, le spectacle de Roméo Castellucci, Sur le concept du visage du fils de Dieu, depuis sa création en 2011, a dû être amputé d’une scène capitale. Pour la première fois depuis que ce spectacle a été créé en 2011, et après avoir été présenté dans de nombreux pays et dans de nombreuses villes de France, dont Toulouse, un Préfet de la République a décidé d’interdire l’emploi d’enfants dans ce spectacle, rendant de facto l’avant dernière séquence du spectacle injouable. Prise au nom de la protection des enfants (tous volontaires ainsi qu’évidemment leurs parents, et qui avaient été accompagnés dans cette démarche artistique, comme dans toutes les autres villes, par l’assistant de Roméo Castellucci), cette interdiction, tout à fait nouvelle pour ce spectacle, peut difficilement ne pas passer pour un geste de censure déguisée et une abdication devant les pressions des milieux extrémistes et intégristes.

Une interdiction qualifiée par la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD) de « censure ». La ministre de la Culture, Françoise Nyssen, a également condamné cette interdiction sur twitter, le 4 avril  : « Je rappelle mon attachement profond à la liberté de création et souhaite saluer le travail de l’artiste ainsi que les programmateurs qui ont permis la diffusion de son œuvre et le travail de pédagogie théâtrale réalisé auprès des enfants et familles. »

La pièce sera reprise cet automne à la Colline à Paris.

Arnaud Rykner, professeur à l’université Sorbonne nouvelle et membre de l’institut universitaire de France, a transmis à la librairie Ombres blanches une lettre ouverte au préfet de la Sarthe, que nous avons décidé de reproduire ci-dessous dans son intégralité.

Romeo Castellucci au Teatro Comunale di Bologna

Romeo Castellucci au Teatro Comunale di Bologna –  licence CC BY-SA 3.0

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Exposition de dessins originaux de Ronald Curchod

Au café Côté Cour du 19 mars au 10 avril

Exposition de dessins originaux de Ronald Curchod tirés de son deuxième album jeunesse, Le poisson paru aux éditions du Rouergue.

En silence, un enfant contemple la rivière avant de préparer avec minutie ses précieux appâts : des mouches. Pendant ce temps, un poisson fait des ronds dans l’eau et profite de sa liberté. Mais il finit par mordre à l’hameçon et l’enfant le ramène sur la berge. Après un long échange silencieux entre eux deux, le pêcheur à la mouche choisit de relâcher sa proie. Plaisir de redonner la liberté au poisson et désir de le pêcher à nouveau se joignent dans un même élan.

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