Exposition Claudia Comelade

Exposition au café coté cour des broderies de Claudia Comelade «Les succulentes». Vernissage le vendredi 2 juin à 18h

Exposition du 29 mai au 3 juillet

Claudia Comelade s’est lancée dans la broderie en 2016. Son objectif: moderniser et rendre justice à la broderie, un outil créatif souvent délaissé dans les métiers d’arts graphiques. Trouvant la rencontre entre visuels graphiques et textile harmonieuse, elle rajoute ce côté artisanal et fait main que l’on ne retrouve pas dans le graphisme. Inspirée par la bande dessinée et les illustrations scientifiques qu’elle collectionne: plantes, pierres, objets… Lire la suite

Exposition Jules Stromboni

Exposition au café coté cour des planches dessinées du roman graphique «Mazzeru» de Jules Stromboni du 5 au 27 mai

Don ou malédiction, en Corse, le mazzeru est un membre de la communauté présenté comme le messager de la mort. Jules Stromboni brosse, à partir cette figure sociale et ancestrale, un conte tragique sur le passage d’un monde à un autre. Il excelle, dans un travail de gravure énergique et brut, à imprimer au récit toutes ses zones d’ombres, tous ses jaillissements de lumière.

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Un long week-end peut en cacher un autre

De longs week-ends se profilent et plusieurs options s’offrent à vous.

Option 1 : Vous en avez assez et rêvez de vous échapper du quotidien alors vous prenez le premier avion depuis Toulouse pour vous envoler vers les grandes villes européennes. Vos libraires préférées ont fait une sélection du guide parfait à amener avec vous. C’est par ICI

Option 2 : Votre voisin vous agace chaque année en se vantant de ses productions potagères, « regardez-moi cette belle tomate » « et  bien cette année vous saurez lui montrer que votre potager à défaut d’être gigantesque est savoureux. Et tout ceci grâce à ceux-là (les livres) : c’est ICI

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Exposition Patrick Meunier

Exposition au café des langues

«Patrick Meunier, des livres d’artiste, des livres avec des artistes»

20-04 . 20-05

Rendez-vous le samedi 29 avril à 11h pour un dialogue avec Quentin Jouret et Patrick Meunier et le mercredi 17 mai à 18h pour un pot de dévernissage

Si les expérimentations de la couleur et de la peinture de Patrick Meunier ont récemment trouvé écho dans des rencontres volumineuses, des « monstres » inclassables et fragiles, des poésies bancales ou fulgurantes et des combinaisons jubilatoires, l’espace du livre d’artiste tient une place particulière et originale dans son œuvre.

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« L’Histoire à venir » à Toulouse

LES JOURNÉES DE L’HISTOIRE À OMBRES BLANCHES ET DANS TOUTE LA VILLE

du 18 au 21 mai à Toulouse

60 historiens 65 événements

L’histoire à venir est née à l’initiative de la librairie Ombres Blanches, du Théâtre Garonne, des équipes de recherche de l’Université Toulouse-Jean Jaurès et des éditions Anacharsis. Deux années de discussion, de réflexion et de travail collectifs ont abouti à l’organisation de cette première édition de L’histoire à venir, fondée sur l’idée partagée que la diffusion des savoirs est de la responsabilité de tous (chercheurs, libraires, bibliothécaires, éditeurs, associations et acteurs de la culture), pour s’adresser à tous.

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« L’Histoire à venir »

Un nouveau festival de l’histoire à Toulouse                         du jeudi 18 au dimanche 21 mai 2017

60 invité.es, chercheurs, écrivains, artistes,

65 rencontres, 15 lieux dans toute la ville

http://lhistoireavenir.eu/

L’histoire à venir est un nouveau festival de l’histoire, créé à l’initiative de la librairie Ombres Blanches, du Théâtre Garonne, des équipes de recherche de l’Université Toulouse-Jean Jaurès et des éditions Anacharsis, et en partenariat avec des acteurs du territoire (librairies, associations, institutions, bibliothèques, collectivités).

Appelée à devenir pérenne, la manifestation tiendra sa première édition du 18 au 21 mai 2017, et proposera quatre journées et soirées de débats, dialogues, expérimentations autour de l’histoire.

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Exposition Trust – Mickael Zermati

Photographies de Mickael Zermati Au café coté cour du 9 juillet au 17 septembre 2016 – devernissage le samedi 10 septembre à 17h30

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À la rencontre de la petite et de la grande Histoire, l’Arménie est une terre vivante et énigmatique. Auréolée d’une histoire plusieurs fois millénaire, ses vieux monastères, nimbés de mystère, ressemblent à des géants assoupis, éternels gardiens du temps et de la mémoire face aux bouleversements innombrables des siècles passés. Lire la suite

LE DÉPAYSEMENT

Depuis ses origines, la littérature se présente en grande partie comme un moment d’exploration de mondes inconnus. Pensons à Ulysse, aux voyages de Gulliver de Swift ou encore à Cervantes ou Stevenson. Tous ces personnages, ces héros qui se retrouvent confrontés au dépaysement, contraint au dépassement de soi sont des guides pour le lecteur. La littérature se nourrit de ces errements, de ces nouvelles routes, de ces éblouissement des rivages neufs, bref de ce grand ailleurs. 

Baudelaire résume très bien ce que l’on est en droit d’attendre d’une telle littérature dans son poème Le voyage :

« Étonnants voyageurs ! quelles nobles histoires

Nous lisons dans vos yeux profonds comme des mers !

Montrez-nous les écrins de vos riches mémoires

Ces bijoux merveilleux, faits d’astres et d’éthers.

Nous voulons voyager sans vapeur et sans voile !

Faites, pour égayer l’ennui de nos prisons,

Passer sur nos esprits, tendus comme une toile,

Vos souvenirs avec leurs cadres d’horizons. »

 

 

Ces lectures sont autant d’invitations à la découverte de ces paysages du monde… Le roman d’aventure est une des portes ouvrant la voie vers ces mondes inconnus.


 L’ancêtre
Juan José Saer, Le Tripode, 2014

L’Ancêtre est un roman inspiré d’une histoire réelle. En 1515, trois navires quittent l’Espagne en direction du Rio de la Plata, vaste estuaire à la conjonction des fleuves Paraná et Uruguay. À peine débarqués à terre, le capitaine et les quelques hommes qui l’accompagnent sont massacrés par des Indiens. Seul un mousse en réchappe. Fait prisonnier, il n’est rendu à son monde que dix ans plus tard, à l’occasion du passage d’une autre expédition. De ce fait historique, Juan José Saer tire une fable d’une écriture éblouissante.

Traduit de l’espagnol (Argentine) par Laure Bataillon.

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LA BELLE AVENTURE

« Il est une légende qui touche de très près au sens profond de la vie : c’est la légende d’un moine qui traversait un bois, y entendit un oiseau se mettre à chanter, l’écoutât le temps d’un trille ou deux et se retrouva à son retour comme un étranger aux portes de son couvent, car il était parti depuis cinquante ans et de tous ses compagnons un seul restait qui pouvait le reconnaître. »

 

De cette histoire, Stevenson y voit un enseignement sur le sens de la vie. On pourrait tout aussi bien y voir une métaphore du pouvoir de la littérature ou de l’art en général. Elle nous fait percevoir l’infini des mondes, précisément parce qu’elle place l’imagination au pouvoir.

Le roman d’aventure est une des portes ouvrant la voie vers ces mondes inconnus.


L’usage du monde
Nicolas Bouvier, La Découverte, 2014

À l’été 1953, un jeune homme de 24 ans, fils de bonne famille calviniste, quitte Genève et son université, où il suit des cours de sanscrit et d’histoire médiévale puis de droit, à bord se sa Fiat Topolino. Nicolas Bouvier a déjà effectué de courts voyages ou des séjours plus long en Bourgogne, en Finlande, en Algérie, en Espagne, puis en Yougoslavie, via l’Italie et la Grèce. Cette fois, il vise plus loin : la Turquie, l’Iran, Kaboul puis la frontière avec l’Inde. Il est accompagné de son ami, Thierry Vernet, qui documentera l’expédition en dessins et croquis.
Ces six mois de voyage à travers l’Anatolie, l’Iran puis l’Afghanistan donneront naissance à l’un des grands chefs-d’œuvre de la littérature dite «de voyage», L’Usage du monde, republié ici.

Publié pour la première fois en 1963 à compte d’auteur, il édité par René Julliard en 1964, puis à la Découverte en 1985.

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LA FAMILLE

30486805-vieilles-lettres-et-photos-de-famille-anciennes-originaux-images-vintages-de-ca-1900Nabokov au début de Ada ou l’ardeur nous rappelle l’incipit du roman de Tolstoï Anna Karenine :

« Toutes les familles heureuses sont plus ou moins différentes, toutes les familles malheureuses se ressemblent plus ou moins. »

 

C’est donc avec la famille, les pères, les mères, les enfants, tout ce qui fait le terreau de ce que nous sommes en bien comme en mal que nous vous invitons à passer la fin de l’année.

Et puis la famille c’est aussi celle qu’on se choisit, celle qu’on décide d’avoir. En cela la grande communauté des écrivains peut en être une…


 
marin
Marin mon cœur
Eugène Savitzkaya, Minuit, 2010

Dans ce livre, tout se passe pour la première fois. Marin découvre le monde et le monde découvre Marin. Marin ou une partie de Marin peut se dissoudre dans l’eau et s’élever dans l’air. Marin est hypnotisé par un chat. Marin oblige la mer à s’aplatir. Marin mange du poisson et Marin mange de la terre. Le riz fait rire Marin. Marin ou une partie de Marin s’enfuit en carrousel. Qui est Marin et de quoi est-il fait ? À ces deux questions, il n’existe qu’une réponse. Mais l’auteur préfère donner sa langue au crapaud-buffle.

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