De la marge au centre…

Bell Hooks n’est pas aussi connue qu’elle devrait l’être, particulièrement en France. Figure emblématique de l’Afro-féminisme aux États-Unis, elle publie différentes théories féministes se basant sur l’intersectionnalité et la convergence des luttes.

Loin du féminisme blanc et petit bourgeois, Bell Hooks met en lumière les questions de racisme, d’orientation sexuelle et de classisme intrinsèquement liés à la domination masculine.

Son livre De la marge au centre est particulièrement intéressant car Bell Hooks tente de redéfinir ce qu’est la sororité*. Elle étaye ses propos en s’appuyant à la fois sur des extraits publiés par d’autres essayistes féministes ainsi que sur ses expériences personnelles.

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LES AMÉRIQUES : New York

Photographie Takayuki Ogawa, 1967

New York on le sait n’est pas vraiment représentatif des États-Unis, c’est une ville surdimensionnée et excessive. Les gratte ciels font tourner les têtes et le gigantisme est le mètre étalon. Mais elle est aussi cette grande ville tentaculaire et monstrueuse où le danger est toujours présent. Bref, NY est un des grands mythes urbains de notre monde contemporain, une ville idéalisée.

Toutefois dans l’imaginaire collectif, la grande pomme comme on l’appelle représente ce que l’Amérique a de mieux à donner. Une projection magnifiée tout autant que fantasmé d’une Amérique triomphante.

Cette courte sélection de lectures n’est qu’un choix parmi d’autres, ils sont une foule à avoir écrit sur  cette ville.

Toutefois, ces choix veulent montrer comment les romanciers, par le biais de la fiction et dans leur pluralité, appréhendent l’espace démesuré de New York. 


Cosmopolis
Don Delillo, J’ai Lu, 2006

Avril 2000. Eric Packer, golden boy comblé qui dirige une influente société de courtage, traverse New York dans sa limousine. Il pose sur le monde qui l’entoure un regard désenchanté, tout en parcourant la ville que paralysent progressivement une série de manifestations collectives. Dans cette atmosphère d’apocalypse, reviennent le hanter des souvenirs qui le conduisent à reconsidérer son existence et à s’interroger sur la personne qu’il est désormais.

Mais il est trop tard : l’homme postmoderne qui voulait se suffire à lui-même n’a plus accès à la réalité qui le frappe alors de plein fouet.

Traduit de l’anglais par Marianne Véron

ÉCOUTER LA LECTURE DE NATHALIE VINOT

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