Pour la seule fois dans l’œuvre de Platon, Socrate sort de la ville pour suivre Phèdre qui semble cacher quelque chose. Arbres et plantes n’ont pas encore été brûlés par le soleil, mais la chaleur déjà assomme. Nous sommes au bord d’une rivière, l’Illissos, à l’ombre du platane et du gattilier. Il est bientôt midi : « C’est le chant mélodieux de l’été, qui répond au chœur des cigales ». Mais que cache Phèdre ? Un discours écrit du grand orateur Lysias qu’il s’apprêtait à lire seul loin du monde.

La rivière Ilissos aujourd’hui, dans l’un des rares passages qui ne soit pas encore canalisé. Licence CC by SA