En 2003 dans Images malgré tout (éditions de Minuit) , Georges Didi-Huberman achevait son ouvrage sur les quatre photos prise par les membres du sonderkommando d’Auschwitz-Birkenau par ces mots :
« La question des images est au cœur de ce grand trouble du temps, notre « malaise dans la culture ». Il faudrait savoir regarder dans les images ce dont elles sont les survivantes. Pour que l’histoire, libérée du pur passé (cet absolu, cette abstraction), nous aide à ouvrir le présent du temps. » (p226)
Écorces, qui vient de paraître, est précisément le moment de cette interrogation. C’est un récit-photos, ou plutôt une suite de photos commentées que Didi-Huberman a rapporté de sa visite du complexe d’Auschwitz-Birkenau. Continuer la lecture