Tempête à Brest

A Brest, la librairie Dialogues a la pilule aussi amère que l’eau du port. 150 mg de principe actif dans un médicament suspendu pour toxicité par les autorités sanitaires sont à la base d’un livre de 250 grammes dont le principe actif (le constat et l’analyse du médicament) n’est pas vraiment remis en cause. C’est l’emballage du livre qui a déclenché la tempête. Et l’action en justice des laboratoires Servier, dont le produit au nom si évocateur de Médiator se révèle aussi toxique que Terminator. C’est du moins l’analyse qu’en produit l’auteur du livre, médecin spécialiste aux hôpitaux de Brest. La justice a tranché: si les conclusions de l’investigation ne sont pas remises en cause, l’emballage est prohibé. Retour à l’imprimerie. Frais de justice, de réimpression et de destruction de stocks, pour un éditeur qui débute, notre confrère de la librairie Dialogues à Brest.
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Une journée de marathon

La librairie est un lieu qui vit de rencontres toute l’année. Mais le Marathon des mots devient marathon au sens premier pendant quelques jours pour le lieu, les libraires, les invités et les lecteurs.En voici quelques traces photographiques (l’auteur ne revendiquant aucun talent dans ce domaine). Le vendredi nous accueillions les éditions Gallimard pour une journée entière de débats avec les éditeurs et auteurs maison.  Continuer la lecture

Ils ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés

Ils ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés
En 1997, la psychiatre et psychanalyste Marie Pezé ouvre une consultation « Souffrance et travail » au centre hospitalier de Nanterre, à l’époque en dehors de tout cadre institutionnal clair. A la fin des années 90 on parle encore peu de risques psychosociaux, de suicides au travail ou bien dûs au travail, les travaux de Marie France Hirigoyen sur le harcèlement moral n’ont pas encore beaucoup d’échos.
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Bolañocosmia

Cyclocosmia est une revue de littérature, de critique et de création, axée à chaque numéro sur l’œuvre d’un écrivain. Après des dossiers sur Pynchon et Lezama Lima, cette troisième livraison est consacrée à l’écrivain chilien Roberto Bolaño, et les lecteurs de la librairie savent à quel point son compagnonnage nous est important.
Il n’est pas toujours facile de rendre compte de l’intérêt d’une revue, même s’il parait sûr que celle-ci a pour ambition de faire, avant tout, partager son ardeur. Ainsi Bolaño (que l’on présente souvent depuis plusieurs années comme le chef de file d’une nouvelle génération d’écrivains latino-américains) est abordé de différentes manières, au gré des sensibilités de chaque contributeur. Continuer la lecture